Pendant des décennies, la réponse à « quel poisson pas cher ? » tenait en un mot : maquereau. Ce conseil, nous l'avons donné nous-mêmes sur nos étals, et vous le lirez encore partout sur internet. Il est aujourd'hui dépassé, et les chiffres sont brutaux : le maquereau que nous vendions 11 à 12 € le kilo l'an dernier est à 18 € cette année. En une seule saison, il a changé de catégorie. La raison n'est pas commerciale, elle est biologique : le stock de maquereau de l'Atlantique nord-est s'est effondré et ses quotas de pêche ont été massivement réduits. Plutôt que de vous laisser le découvrir devant l'étiquette, nous avons choisi de publier les prix réels de notre étal, espèce par espèce, tels que nous les pratiquons cet été 2026 sur les marchés de Saint-Nazaire, Pornichet et du Croisic. Vous verrez que le poisson pas cher existe toujours. Il a simplement changé de nom, et le nouveau champion tient dans une douzaine à 4 €.
Pourquoi le maquereau est passé de 12 à 18 € le kilo
Le maquereau a augmenté d'environ 50 % en un an, passant de 11-12 € à 18 € le kilo sur notre étal, parce que son stock s'est effondré et que ses quotas ont été massivement réduits. La biomasse reproductrice de l'Atlantique nord-est est passée de près de 13 millions de tonnes en 2014 à moins de 3 millions en 2025, et les quotas européens ont été amputés de 48 % pour 2026.
C'est l'histoire d'un renversement complet. Le maquereau a été pendant des siècles le poisson le plus accessible des côtes atlantiques, celui qui a fait la fortune des conserveries de La Turballe, Douarnenez et Concarneau. Aujourd'hui, c'est une espèce sous tension. Le Conseil international pour l'exploration de la mer, l'organisme scientifique qui conseille les États sur l'état des stocks, a recommandé de diviser les captures par quatre pour 2026, soit environ 174 000 tonnes. Les États européens et leurs partenaires ont finalement retenu 299 000 tonnes, une baisse de 48 % au lieu des 70 % préconisés.
Même amputée de moitié, cette réduction se voit immédiatement sur les étals, et elle explique l'écart que vous constatez d'une année sur l'autre. La pêche de loisir a été encadrée à son tour : depuis l'arrêté du 1er avril 2026, un pêcheur amateur ne peut détenir plus de dix maquereaux par jour sur les façades Atlantique, Manche et mer du Nord. Quand un poisson passe de « on en remonte des seaux » à « dix par personne et par jour », c'est le signal que sa rareté est devenue réelle.
Notre position de poissonnier là-dessus est simple, et elle n'est pas confortable : nous continuons à vendre du maquereau, parce qu'il est excellent et que le quota existe pour être pêché de façon encadrée. Mais nous refusons de le vendre sur un argument de prix qui n'est plus vrai. Un maquereau, en 2026, s'achète pour son goût et pour ses oméga-3, dont il reste le champion absolu de l'étal avec environ 2,6 g pour 100 g. Plus pour faire des économies.
- Prix du maquereau sur notre étal : 11 à 12 € le kilo en 2025, 18 € le kilo en 2026
- Biomasse reproductrice : près de 13 millions de tonnes en 2014, moins de 3 millions en 2025
- Recommandation scientifique du CIEM pour 2026 : environ 174 000 tonnes de captures
- Décision européenne pour 2026 : 299 000 tonnes, soit une baisse de 48 % (et non les 70 % recommandés)
- Pêche de loisir : maximum 10 maquereaux par pêcheur et par jour depuis le 4 avril 2026
Les prix réels de notre étal, espèce par espèce (été 2026)
Sur notre étal en été 2026, les poissons les plus abordables sont la sardine à 4 € la douzaine, le tacaud à 5,90 € le kilo, le congre à 9,90 €, le mulet et le merluchon à 11,90 €, le grondin et le rouget à 12,90 €. À l'autre bout : la daurade royale à 25,90 €, le lieu jaune de ligne à 32,90 €, la lotte à 34,90 € et la sole à 42,90 € le kilo.
Très peu de poissonniers publient leurs prix, et pour une bonne raison : ils bougent en permanence. Nous le faisons quand même, parce qu'un ordre de grandeur honnête vaut mieux qu'un « ça dépend ». Mais prenez-les pour ce qu'ils sont, et nous préférons le dire avec les mots du métier : ces prix restent aléatoires, ils dépendent de la criée, de la provenance, du temps qu'il a fait, du fait que le poisson soit de ligne ou non. Un coup de vent qui garde les bateaux au port fait monter tout l'étal du lendemain. En moyenne, ce sont les prix que nous pratiquons. Cette liste n'est pas l'intégralité du banc, seulement les espèces les plus demandées : si vous cherchez un poisson qui n'y figure pas, demandez-nous.
Lisez cette liste comme une hiérarchie plutôt que comme un tarif. Ce qu'elle raconte, c'est un déplacement : le maquereau, à 18 €, se retrouve désormais au-dessus du merlu et au niveau des ailes de raie, dans un voisinage où personne ne l'attendait. Et la place qu'il a laissée vacante en bas du tableau a été prise par des espèces que beaucoup de clients ne pensaient même pas à demander.
- Sardine : 4 € la douzaine, le meilleur budget de l'étal, tous critères confondus
- Tacaud : 5,90 €/kg, le prix au kilo le plus bas de l'étal
- Congre : 9,90 €/kg
- Mulet : 11,90 €/kg
- Merluchon (portion) : 11,90 €/kg
- Grondin : 12,90 €/kg
- Rouget : 12,90 €/kg, la vraie surprise de ce classement
- Cardine : 13,90 €/kg
- Roussette : 13,90 €/kg
- Plie : 14,90 €/kg
- Merlan (calibre 500-700 g) : 15 €/kg, les petits merlans à frire se font rares
- Merlu gros : 17,90 €/kg
- Aile de raie : 17,90 €/kg la petite, 19,90 €/kg la grosse
- Maquereau : 18 €/kg, contre 11 à 12 € l'an dernier
- Daurade royale (élevage) : 25,90 €/kg
- Lieu jaune de ligne : 32,90 €/kg
- Lotte : 34,90 €/kg
- Sole : 42,90 €/kg
La sardine, le vrai remplaçant du maquereau
La sardine est le poisson qui remplace le maquereau dans les paniers à petit budget : 4 € la douzaine, soit de quoi nourrir trois à quatre personnes, avec une teneur en oméga-3 comparable puisqu'elle appartient à la même famille des poissons bleus. C'est le meilleur rapport prix-nutrition de l'étal en 2026.
Quand on nous demande ce qui a pris la place du maquereau, la réponse tient en un mot et elle ne coûte rien à vérifier : la sardine. Une douzaine à 4 €, c'est un repas d'été pour trois ou quatre personnes. Aucun autre poisson de l'étal ne s'en approche, et surtout aucun ne le fait sans concession nutritionnelle : la sardine est un poisson bleu, cousine directe du maquereau, et elle joue dans la même catégorie d'oméga-3.
Elle a aussi l'avantage d'être le poisson le plus facile à réussir de tout l'étal. Grasse, elle ne sèche pas ; petite, elle cuit en quatre à cinq minutes ; entière, elle se mange à la main. C'est pour ça qu'elle arrive en tête de nos recommandations pour le barbecue et la plancha, et nous lui avons consacré un article entier avec notre méthode complète : la sardine à la plancha d'un poissonnier du Croisic. Un seul impératif : elle se mange le jour de l'achat, c'est un poisson qui n'attend pas.
Juste derrière elle, si vous voulez un poisson entier plus consistant à mettre au four ou au grill, le mulet à 11,90 € le kilo est le meilleur compromis de l'étal. Il est en pleine saison en juillet et août, sa chair contient environ 1,1 g d'oméga-3 pour 100 g (deux à trois fois plus qu'un poisson blanc classique), et il coûte un tiers de moins que le maquereau. Sa mauvaise réputation, ce fameux « goût de vase », concerne les mulets pêchés dans des eaux portuaires troubles, pas ceux de pleine mer débarqués le matin et vidés tout de suite. Essayez-le en mulet grillé au fenouil ou en mulet au four à la provençale, et demandez-nous de l'écailler soigneusement : ses écailles sont larges et tenaces.
- Sardine : 4 € la douzaine, soit un repas pour trois à quatre personnes
- Même famille que le maquereau (poisson bleu), donc même richesse en oméga-3
- Cuisson de quatre à cinq minutes, se mange à la main, se rate difficilement
- À consommer le jour de l'achat, sans exception
- Mulet à 11,90 €/kg : la meilleure alternative en poisson entier, 1,1 g d'oméga-3 pour 100 g
Les autres bonnes affaires de l'étal cet été
Après la sardine et le mulet, les meilleurs achats économiques de l'été sont le tacaud à 5,90 € le kilo, le congre à 9,90 €, le merluchon à 11,90 €, et surtout le rouget et le grondin à 12,90 €, deux poissons de roche au goût remarquable pour un prix de poisson ordinaire.
La vraie surprise de notre classement, c'est le rouget à 12,90 € le kilo. Un poisson de roche à la chair fine, au goût iodé prononcé, servi dans les meilleures tables, et qui coûte aujourd'hui 5 € de moins au kilo que le maquereau. Poêlé à la fleur de sel, sans rien d'autre, c'est l'un des plats d'été les plus élégants qu'on puisse faire à ce prix. Son voisin le grondin, au même prix, est probablement le poisson le plus sous-estimé de la côte : sa tête énorme fait peur et son rendement en chair est modeste, mais sa carcasse fait le meilleur des fumets. En soupe de grondin, il donne un bouillon d'une profondeur remarquable ; en grondin rôti aux légumes, sa chair ferme et sucrée surprend tout le monde.
Le congre à 9,90 € est l'autre mal-aimé rentable, et c'est même le meilleur rapport quantité-prix de l'étal. Pris dans la partie avant, en darnes épaisses, il n'a rien de la texture gélatineuse qu'on lui reproche : c'est une chair dense, sans arêtes fines, qui se comporte presque comme une viande blanche, et son rendement est excellent. Grillé avec une sauce vierge ou mijoté en cotriade, il nourrit une table de quatre pour le prix d'une portion de sole. La roussette à 13,90 €, elle, a l'avantage d'être totalement dépourvue d'arêtes, ce qui en fait un excellent poisson pour les enfants à partir de 3 ans, l'Anses recommandant d'éviter les requins avant cet âge (nous détaillons ces repères dans notre guide du poisson pour les enfants). Et pour un poisson blanc en portions individuelles, le merluchon à 11,90 € reste imbattable : c'est le même poisson que le merlu gros à 17,90 €, simplement plus petit.
Un mot enfin sur le tacaud, qui affiche le prix au kilo le plus bas de tout l'étal à 5,90 €. C'est objectivement le poisson le moins cher que nous vendions, et à ce prix il n'y a aucune raison de s'en priver. Nous ajoutons juste une nuance de poissonnier honnête : sa vraie saison, celle où sa chair est la plus ferme et la plus savoureuse, c'est l'automne et l'hiver. C'est aussi la période des petits merlans à frire, qui se font rares en ce moment : nous n'avons plus que du calibre 500 à 700 g à 15 € le kilo. Ces deux poissons-là méritent qu'on les attende, et nous vous les recommanderons à la rentrée.
- Rouget, 12,90 €/kg : un poisson de roche de qualité restaurant, moins cher que le maquereau
- Grondin, 12,90 €/kg : roi du fumet et de la soupe, chair ferme et sucrée
- Congre, 9,90 €/kg : darnes épaisses sans arêtes fines, le meilleur rendement de l'étal
- Merluchon, 11,90 €/kg : le merlu en portion individuelle, à 6 € de moins que le gros
- Roussette, 13,90 €/kg : sans aucune arête, idéale pour les enfants à partir de 3 ans
- Tacaud, 5,90 €/kg : le prix le plus bas de l'étal, mais sa pleine saison est l'automne
Prix au kilo ou prix dans l'assiette : le calcul que personne ne fait
Le prix au kilo affiché ne dit pas ce que vous paierez par personne. Sur un poisson entier, la part comestible est d'environ 50 %, et il faut compter 200 à 250 g de chair par adulte. Un congre à 9,90 € le kilo revient donc à environ 2,50 € par personne, un maquereau à 18 € à environ 4,50 €, et une sole à 42,90 € à plus de 10 €.
C'est l'erreur de raisonnement la plus fréquente devant un étal, et elle coûte cher dans les deux sens. Comparer une étiquette de poisson entier et une étiquette de filet, c'est comparer deux choses différentes : dans le premier prix, vous payez la tête, les arêtes et la peau, dans le second vous payez notre travail de filetage. À qualité égale, un poisson entier est presque toujours plus économique, à condition d'accepter de le manger à l'arête ou de nous demander de le préparer devant vous, ce qui est gratuit et ne prend qu'une minute.
Deuxième correctif, plus utile encore : le rendement varie énormément d'une espèce à l'autre, et il peut inverser un classement de prix. Un grondin, avec sa tête massive, descend bien en dessous des 50 % ; un congre ou une lotte, avec leur chair dense et leur squelette léger, montent bien au-dessus. Résultat concret : entre un grondin à 12,90 € et un congre à 9,90 €, l'écart réel dans l'assiette est bien plus large que les 3 € affichés. C'est le genre de calcul que nous faisons pour vous quand vous nous dites simplement combien vous êtes à table.
Le même raisonnement s'applique aux pièces nobles, comme nous le détaillions dans notre comparatif bar de ligne ou bar d'élevage : un gros poisson partagé à quatre est presque toujours plus intéressant que quatre portions individuelles.
- Rendement moyen d'un poisson entier : environ 50 % de chair comestible
- À prévoir par adulte : 200 à 250 g de chair, soit 400 à 500 g de poisson entier
- Rendement faible (grosse tête) : grondin, rouget, saint-pierre
- Rendement élevé (chair dense, peu d'arêtes) : congre, lotte, roussette
- Le filetage sur place est gratuit : payez le prix du poisson entier, repartez avec des filets
Six réflexes de poissonnier pour payer moins cher sans sacrifier la fraîcheur
Pour acheter du poisson moins cher : venez sans espèce arrêtée et demandez ce qui est abondant du jour, privilégiez le poisson entier au filet, osez les espèces mal-aimées (congre, grondin, roussette, mulet), visez les gros calibres à partager, et congelez le surplus le jour même de l'achat.
Le premier réflexe est aussi le plus efficace, et il ne coûte rien : arrivez avec une intention plutôt qu'avec une liste. « Un poisson à griller pour quatre, une vingtaine d'euros » est une demande à laquelle nous répondons infiniment mieux que « un bar ». Parce que nous achetons chaque matin à la criée du Croisic et de La Turballe ce que la pêche du jour offre de mieux, il y a presque toujours une espèce abondante, donc bon marché, et parfaite ce jour-là. C'est tout le principe de notre approvisionnement en circuit court.
Le deuxième, c'est d'oser les espèces que personne ne demande. Le prix d'un poisson n'a qu'un rapport lointain avec sa qualité gustative : il reflète la mode, la facilité de préparation et la notoriété. Le congre à 9,90 €, le grondin à 12,90 € et le mulet à 11,90 € sont des poissons excellents dont le seul défaut est de ne pas être à la mode. Votre budget en profite directement.
Le troisième réflexe est celui du congélateur, à condition de le faire correctement : on congèle un poisson du jour, jamais un poisson « limite » qu'on essaie de sauver. Quand une espèce est particulièrement abondante et donc peu chère, acheter double et congeler la moitié le jour même est une vraie stratégie d'économie ; nous détaillons les durées et les températures dans notre guide sur la conservation du poisson frais. Seule exception : la sardine, qui se mange le jour même et supporte mal la congélation.
- Demandez ce qui est abondant aujourd'hui plutôt qu'une espèce précise, et donnez-nous un budget
- Achetez entier plutôt qu'en filets : le filetage sur place est gratuit
- Osez les mal-aimés : congre, grondin, roussette, mulet
- Visez un gros poisson à partager plutôt que des portions individuelles
- Congelez le surplus le jour même de l'achat, jamais un poisson en fin de vie
- Comparez le prix dans l'assiette, pas le prix au kilo : le rendement change tout
Où nous poser vos questions de budget
Le meilleur conseil budget, c'est celui qu'on donne de vive voix, avec le poisson du jour sous les yeux, et avec les prix du jour, qui ne seront jamais exactement ceux de cet article. Nous sommes présents sur trois marchés de la presqu'île : Saint-Nazaire (Place du Commerce, mardi, vendredi et dimanche), Pornichet (Place du Maréchal Joffre, tous les jours sauf le jeudi) et Le Croisic (halles, Rue des Cordiers, jeudi et samedi, plus le mardi en juillet-août). Dites-nous combien vous êtes et ce que vous voulez y mettre : on s'occupe du reste.
Vos questions, nos réponses
Quel est le poisson le moins cher en 2026 ?
Sur notre étal en été 2026, la sardine est le meilleur budget avec 4 € la douzaine, de quoi nourrir trois à quatre personnes. Au kilo, c'est le tacaud qui affiche le prix le plus bas à 5,90 €, suivi du congre à 9,90 €, du mulet et du merluchon à 11,90 €, puis du grondin et du rouget à 12,90 €. Ces prix restent des moyennes : ils varient selon la criée, la provenance et la météo.
Pourquoi le prix du maquereau a-t-il autant augmenté ?
Parce que son stock s'est effondré et que ses quotas ont été fortement réduits. Sur notre étal, il est passé de 11-12 € le kilo en 2025 à 18 € en 2026. La biomasse reproductrice du maquereau de l'Atlantique nord-est est tombée de près de 13 millions de tonnes en 2014 à moins de 3 millions en 2025. Pour 2026, les scientifiques du CIEM recommandaient de diviser les captures par quatre ; les quotas européens ont finalement été réduits de 48 %.
Quel poisson remplace le maquereau pour un petit budget ?
La sardine, sans hésiter : 4 € la douzaine, et c'est un poisson bleu de la même famille que le maquereau, donc aussi riche en oméga-3. Pour un poisson entier plus consistant, le mulet à 11,90 € le kilo est le meilleur compromis : en pleine saison en juillet-août, environ 1,1 g d'oméga-3 pour 100 g, et un tiers moins cher que le maquereau.
Le maquereau vaut-il encore son prix aujourd'hui ?
Oui, mais pour d'autres raisons qu'avant. Il ne faut plus l'acheter comme un poisson économique, ce qu'il n'est plus à 18 € le kilo, mais comme le champion des oméga-3 de l'étal : environ 2,6 g pour 100 g, très loin devant tous les autres poissons de nos côtes. À ce titre, c'est encore un achat très intelligent. Si votre critère principal est le budget, prenez de la sardine.
Vaut-il mieux acheter un poisson entier ou des filets pour économiser ?
Un poisson entier est presque toujours plus économique, car dans le prix du filet vous payez aussi le travail de filetage. La bonne méthode consiste à acheter entier et à demander au poissonnier de le préparer devant vous : c'est gratuit chez nous et cela prend une minute. Comptez environ 50 % de rendement en chair sur un poisson entier, soit 400 à 500 g de poisson pour 200 à 250 g de chair par adulte.
Pourquoi les prix du poisson changent-ils autant d'une semaine à l'autre ?
Parce que le poisson frais n'a pas de prix fixe : il se négocie chaque matin à la criée. Le prix dépend des volumes débarqués, de la météo des jours précédents, de la provenance et de l'engin de pêche : un poisson de ligne ne vaut pas le même prix qu'un poisson de chalut. Un coup de vent qui garde les bateaux au port fait monter tout l'étal du lendemain. Les prix de cet article sont des moyennes de ce que nous pratiquons, pas un tarif.
Sources et références
- Touteleurope.eu - Quotas de maquereau 2026 dans l'Union européenne · recommandation du CIEM (174 000 t), décision européenne (299 000 t, -48 %) et effondrement de la biomasse reproductrice
- Légifrance - Arrêté du 1er avril 2026 réglementant la pêche de loisir du maquereau · limite de 10 maquereaux par pêcheur et par jour sur les façades Atlantique, Manche et mer du Nord
- CIEM (Conseil international pour l'exploration de la mer) · organisme scientifique qui évalue l'état des stocks et émet les avis de captures
- Table Ciqual - ANSES · teneurs nutritionnelles de référence des poissons, dont les oméga-3 (EPA et DHA)





